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Présentation de Pressagny L’Orgeuilleux

Géographie

Situation

La Commune de Pressagny-l’Orgueilleux est située sur la rive droite de la Seine à 6 km en aval de Vernon. Elle couvre une superficie de 1 027 ha comprenant 3 îles en mitoyenneté avec la Commune de Saint-Pierre-d’Autils (en vis-à-vis sur la rive gauche de la Seine), la vallée, les pentes boisées et le plateau boisé lui aussi.

Le sol

Le terrain alluvionnaire est sablonneux et caillouteux dans la vallée. Il est d’argile à silex sur les coteaux et le plateau. 150 hectares sont exploités en terres agricoles et plus de 700 hectares sont couverts de forêts privées.

Voies de communications et transports

  • Le chemin départemental N°313 forme la principale voie d’accès en venant de Vernon ou des Andelys, étroit et sinueux dans la traversée de l’agglomération. Une déviation est projetée...
  • Le chemin vicinal N°11 relie la commune au plateau du Vexin et au chef-lieu de canton : Ecos.
  • Le Chemin vicinal N° 50 double le chemin départemental 313 en évitant la traversée de l’agglomération puis s’en écarte vers le Nord.
  • Le chemin de contre halage appartient à la commune, il est en partie aménagé pour la promenade. Il se poursuit vers Notre-Dame-de-l’Isle mais ne débouche pas côté Vernon.
  • Nombreux sentiers de promenade et de randonnée. Celui du Catenai traverse aussi les communes de Notre-Dame-de-l’Isle et de Port-Mort et forme un circuit de 23 km.

Toponymie

- Pressagny est cité dans une charte de 729, du temps de Thierry III sous le nom de Prisciniacus[1].
- Orgueilleux Je ne sais si en langue celtique org ne signifierait pas Montagne, éminence, hauteur. A l’égard de la sillabe euil ou oeil, il parait qu’elle était aussi utilisée chez les Celtes et que les Latins en ont formé leur terminaison en olus ou en ulus, pour exprimer un superlatif, soit en grand, soit en petit : mas, masculus : parvus, parvolus ou parvulus : grandis, grandior, grandiusculus : plus, plusculus, plusculum etc...(Extrait de "Description Géographique et Historique de la Haute Normandie". 1740. Dom Toussaint Duplessis).

Nous pouvons traduire : Orgulus org = montagne et ulus = petite. Il est vrai que le village de Pressagny l’Orgueilleux est situé assez haut par rapport au niveau de la Seine et par rapport aux localités voisines.

- Orgueilleux (2ème version) Viendrait du voisinage de Portus Orgul situé au Goulet. Première mention connue : 1450. (Notes de Leprévot).

Histoire

- Au début du IXe siècle, Pressagny faisait partie des possessions de l’abbaye de St Germain des Prés, c’était une des rares possessions de cette abbaye sur la rive droite du fleuve mais sur une route d’une grande importance économique [2].
- En 856, les Vikings s’établirent au camp du Goulet (face à Pressagny) et couvrirent de ruines notre région [3].
- En 1156, le roi Henri II d’Angleterre donne au bénédictins de Bernay l’église de Pressagny avec les dîmes et dépendances. L’abbaye de Bernay fait construire le prieuré de Saint-Michel et Saint-Martin qui est mentionné au XIVe siècle.
- En 1129, Adjutor de Vernon, de retour de Croisade fonda un ermitage, lieu de prière dédié à sainte Marie-Madeleine. Après son décès en 1131, les moines de l’abbaye de Tiron au Perche, héritiers du domaine, construisirent autour de la tombe de saint Adjutor, le prieuré de la Madeleine. En raison de la suppression d’un gouffre en Seine qui provoquait beaucoup de naufrages, saint Adjutor est devenu le patron des mariniers.
- Au XVIe siècle, le village connut une période florissante. Les rois de France venaient chasser en forêt de Vernon. Il reste de cette époque les vestiges d’un pavillon de chasse avec une cheminée à cariatides digne des châteaux de la Loire. Les habitants faisaient les huées (ils rabattaient le gibier) chaque fois que le roi chassait ou faisait chasser. Une rue s’appelle encore la rue aux Huards.
- Au XVIIIe siècle, le marquis de Tourny à qui l’on doit les allées de Tourny de la ville de Bordeaux, était entre autres, Seigneur de Pressagny-l’Orgueilleux.
- Pendant la Révolution française, les deux prieurés furent vendus comme biens nationaux. Un atelier de fabrication de salpêtre fut installé dans l’ex-prieuré de la Madeleine. Les habitants du village devaient y livrer les cendres de leurs foyers afin d’en tirer la potasse, matériau de base de cette industrie utile pour la fabrication de la poudre à canon[4].
- A la fin du XVIIIe siècle, un chantier de construction navale fut implanté sous l’église pour y construire des navires de ligne. Des tonneliers de la région furent réquisitionnés pour devenir charpentiers de marine. Des souscriptions furent ouvertes pour le financement de la construction de ces bâtiments [5].
- Le 20 février 1814, les soldats blessés de la Grande Armée descendaient la Seine sur des flettes, ils logeaient chez l’habitant pour la nuit. Ce jour, deux flettes se sont arrêtées à Pressagny et l’un des soldat, Louis Buzaret, d’origine Bretonne a succombé chez son hôte. Il est enterré dans le cimetière. [6]
- Le 6 février 1983, la municipalité a décerné à Étiennette Parmentier le titre de Citoyenne d’honneur de Pressagny-l’Orgueilleux. Depuis, une rue porte son nom. Etiennette Parmentier a sauvé des personnes et des biens pendant la dernière guerre, elle a rédigé ses souvenirs qui couvrent la première moitié du XXe siècle. La Municipalité a publié ses mémoires dans un ouvrage dont le titre est : Etiennette Parmentier Citoyenne d’Honneur de Pressagny l’Orgueilleux, éditions Bertout, 1992. On peut se le procurer en s’adressant à la mairie.
- Un fascicule a été aussi publié par la Municipalité : Pressagny l’Orgueilleux ... depuis ses origines jusqu’à la fin du siècle (vingtième).

Démographie

Sources de 1795 à 1954 : Archives départementales 27 Évolution démographique

1795 1808 1822 1826 1836 1846 1856 1866 1876 1886 1896 1906 1911 1926 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999
524 512 406 419 409 319 378 359 327 282 291 247 236 192 211 220 236 226 232 327 482 617 757

Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes

Lieux et monuments

- Château de la Madeleine (Eure). Construit en 1810 par le général de Brémond, sur le site du prieuré de la Madeleine, fortement remanié en 1865 par la baronne Thénard. Une aile en béton est ajoutée en 1932 par l’architecte de la ligne Maginot, Monsieur Gianotti. Le site est classé en 1937. En 1946, l’entreprise Lebréjal installe une laiterie et, dans les années 1950 restaure la chapelle. En juillet 2002, l’ensemble du bâti est inscrit sur la Liste supplémentaire des Monuments historiques.
- Église Saint-Martin de Pressagny, presque entièrement détruite par un bombardement en juin 1944, reconstruite sur les plans de Pierre Potier, architecte de Vernon. Inaugurée le 21 juillet 1957.
- Site du Chêne de la Mère de Dieu. Lieu de pèlerinage. L’arbre plusieurs fois centenaire est mort au milieu du XXe siècle. Il a été replanté symboliquement par la Municipalité de Pressagny le 25 novembre 1978. Une statuette de la Vierge dans une niche en pierre, enfermée par une grille en fer matérialise le site encore vénéré.

Personnalités liées à la commune

- Saint Adjutor Fils du Seigneur Jean de Vernon et de Rosamonde de Blaru, au retour de la Croisade s’est fait ermite sur sa propriété du Mont à Pressagny-l’Orgueilleux. Il y est décédé 30 avril 1131. Les moines de Tiron élèveront sur ce lieu le prieuré de la Madeleine.
- Le Tellier d’Orvilliers, officier du roi, de retour des guerres d’indépendance (Etats-Unis) fit construire sur l’emplacement du prieuré de Saint-Michel et Saint-Martin, une maison inspirée de celle de Washington.
- Casimir Delavigne. Né au Havre en 1793, auteur dramatique, reçu en 1828 à l’Académie française à l’âge de 35 ans (le plus jeune académicien), il a résidé au château de la Madeleine de 1824 à 1839.
- François Décorchemont. Famille d’artistes arrivée en 1794. Ils furent : Jean-Louis,(1764 - 1813) charpentier de marine, Victor Auguste, menuisier huchier, Marie Joseph (1830 - 1913) sculpteur et Louis Émile (1851 - 1921) professeur à l’École des Arts Décoratifs, sculpteur. Tous nés à Pressagny. Le fils de Louis Émile : François Décorchemont (1880 - 1971) maître verrier à Conches-en-Ouche est mondialement connu.
- Delpy Hippolyte. (1842 - 1910) Artiste-peintre, élève de Daubigny, y aurait habité et y aurait peint les bords de Seine et les lavandières des environs.
- La Baronne Thénard, veuve du chimiste, inventeur de l’eau oxygénée et du « bleu de Thénard » a acheté le domaine de La Madeleine le 26 juillet 1864. Il reste dans sa famille jusqu’en 1915.
- William Brock, artiste-peintre anglais, fils de Sir Thomas Brock, sculpteur de la Reine Victoria, y a vécu de 1903 à 1914.
- Gaston Gallimard y possédait une résidence au début du XXe siècle. Sépulture au cimetière.
- Valentine Tessier actrice de théâtre et de cinéma, y possédait une résidence. Sépulture au cimetière.
- Jean Renoir. Cinéaste y a résidé
- Raoul Guérin, dessinateur humoriste, qui croquait les bourgeois de Paris dans les années 1930, est venu régulièrement loger à l’hôtel restaurant de « la Marette ». Il profitait de ces séjours pour pêcher en Seine.
- Etiennette Parmentier. (1903 - 1986) Citoyenne d’honneur, a rédigé ses mémoires et a sauvé des personnes et des biens pendant le second conflit mondial.
- Michel Tapié de Céleyran (1909 - 1987) Critique d’art mondialement connu, créateur de la formule "Art Informel". Petit cousin de Henri de Toulouse-Lautrec. Sépulture au cimetière.
- Eggly. Artiste-peintre (1908 - 1998) y a vécu de 1958 à 1974
- C. Jérôme y possédait une résidence.

Source : Wikipedia, Licence CC-SA

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